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Parentalité et déconfinement: accompagner les enfants en 4 points

par | Mai 16, 2020 | Conseil | 0 commentaires

Officiellement, nous sommes déconfinés depuis le 11 mai 2020. Retour à la crèche, à l’école, au travail, reprise de la vie courante… Vraiment? On s’aperçoit que ce n’est pas exactement comme « avant » et cela peut susciter des angoisses chez les enfants, ce n’est pas simple en terme de parentalité. Un mot d’ordre: COHÉRENCE !

Le vent de liberté que nous attendions tous est enfin arrivé mais il s’agit plutôt d’une légère brise, n’est ce pas? 
Les gestes barrières s’imposent encore, le café en terrasse n’est pas pour demain et l’école ressemble à un site haute sécurité de la Nasa. Tout cela vous inquiète sans doute. 

1. L’importance de la cohérence pour les enfants

Les enfants sont très sensibles à cette importante incohérence entre ce qu’ils entendent (le confinement est terminé) et ce qu’ils vivent

Voir tous ces adultes avec des masques, ne pas pouvoir faire un câlin à sa mamie, ne pas jouer avec les copains… Tout cela peut être difficile à vivre pour eux. 

L’incohérence est peut-être encore plus importante pour les nombreux enfants qui ne retournent pas à la crèche ou à l’école, soit parce que vous avez fait le choix de les garder soit parce que les établissements n’accueillent que les enfants prioritaires. Or, ils entendent parler du retour à l’école ! Même si vous n’êtes pas branchés sur BFM TV du matin au soir, les enfants entendent des bribes de discussion, la radio dans la voiture, que sais-je d’autres, les plus grands discutent entre eux… 

2. Reconnaitre les difficultés de l’enfant 

 Attendez vous à accueillir des manifestations émotionnelles, de colère, de tristesse, qui s’exprimeront certainement de manière décalée

Cette différence entre le discours ambiant et la réalité peut angoisser vos enfants. Pour les accompagner au mieux, je vous invite à ne pas faire semblant que la vie reprend son cours normal, à ne pas enjoliver les choses. Reconnaissez ses difficultés. Non ce n’est pas « super » de retrouver les copains si on doit se tenir à 1m50 d’eux, ne pas s’attraper en jouant à chat ni échanger des cartes Pokemon… Sans non plus faire de catastrophisme, une voie du juste milieu, simplement objective, leur permettra de garder confiance en vous et d’être moins angoissés par ce qu’ils vivent. C’est l’un des défis du moment de notre parentalité …

Ecouter, c’est le phare de la parentalité bienveillante ! Ecoutez ce qui les surprend, leur fait peur ou autre sans minimiser, ridiculiser, évacuer… juste écouter « oui, ça te fait un petit peur les masques sur le visages des gens / oui c’est vraiment frustrant de ne pas pouvoir jouer aux billes, tu attendais cela depuis longtemps et tu es déçu »… 

S’ils ne peuvent retourner à l’école, expliquez leur pourquoi avec des mots simples adaptés à leur âge.

Dans tous les cas, il est fort probable que vos enfants traversent des émotions et sentiments difficiles: tristesse, colère, frustration… Qui pourront se manifester de manière totalement décalée. C’est le fameux syndrome du biscuit cassé: l’enfant ne fait pas une colère parce que le biscuit est cassé. En fait, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase en quelque sorte. Ce biscuit cassé va lui servir de support pour extérioriser tout ce qu’il a accumulé par ailleurs. C’est le moment de l’écouter !

3. Soyons vrais avec nos enfants !

Une attitude incohérente entre vos mots et votre langage corporel, ce dernier reflétant votre état émotionnel, est particulièrement captée par les enfants

Reconnaissez vos difficultés à vous: peut-être qu’après cette période très particulière vous voyez les choses autrement, votre travail vous semble peut-être dénué d’intérêt ou au contraire vous avez envie de fuir la maison dans laquelle vous vous êtes senti enfermé pendant ces 2 mois.

Dans tous les cas, prenez le temps de faire le point sur votre vécu, votre ressenti afin d’être au clair avec celui-ci et qu’il ne pollue pas votre parentalité. Que se passerait-il dans le cas contraire? Hé bien vous risqueriez d’adopter une attitude incohérente entre vos mots et votre langage corporel, ce dernier reflétant votre état émotionnel et évidement c’est celui là que captent particulièrement les enfants.

 Il vaut mieux dire à votre enfant « tu sais je suis un peu triste de retourner travailler et de te mettre dans une école où tu ne peux toucher à rien, j’espère que ça va vite redevenir normal » plutôt que de faire comme si tout allait bien. Votre enfant percevrait alors l’incohérence, il ne comprendrait pas, penserait qu’il en est responsable et cela serait source d’angoisse pour lui. 

Exercice pour être au clair avec nos ressentis

Pour être au clair avec votre ressenti, je vous invite à pratiquer une méditation simple. Asseyez-vous, fermez les yeux, restez attentif à votre respiration. Concentrez vous sur la pensée du retour au travail/ à l’école. Ayez attentif à ce qui se passe en vous: une gêne, une douleur, un blocage se manifeste-t-il? Dans la gorge, la poitrine, le ventre, les bras, les jambes… ? Pouvez-vous attribuer une forme, une couleur à cette sensation? Qu’est ce que tout cela vous évoque? Quel lien faites vous avec une situation passée? Il est plutôt conseillé de faire cet exercice guidé par un praticien (nous pouvons faire une séance ensemble au cabinet ou par visio) mais seul il vous permettra déjà de prendre conscience de votre état d’esprit face à cette reprise.

4. Bébés déconfinés

Les bébés nés pendant le confinement sont restés dans une bulle avec leurs parents jusqu’à présent.

Bien sûr, vous devez avoir hâte de présenter votre petit trésor à votre famille et aux amis… Mais ayez en tête que pour le bébé cela sera surprenant, hyper-stimulant de voir toutes ces nouvelles têtes, d’entendre toutes ces nouvelles voix, de sentir ces nouvelles odeurs, de se sentir porté par d’autres bras…

Au-delà du respect des consignes de sanitaires essentielles, je vous invite donc à y aller doucement, si possible deux personnes maximum par jour et à vous préparer à accueillir des pleurs de décharges le soir. Essayez de veiller à respecter le rythme actuel de votre bébé pour qu’il conserve des repères les plus stables possibles au milieu de ces chamboulements. 

Sereinement, 

Mathilde

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Jolivet Martin Mathilde

Je suis Mathilde, psychopraticienne relaxologue et accompagnante parentale. Je t’accompagne vers plus de sérénité dans ta parentalité.

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